10.05.2012

Pétition publique

logo-LIBERATION.jpgAlors qu’en cette période post-électorale, les éditos du journal Libération pullulent de bons sentiments, glorifiant les valeurs de solidarité, d’union, de courage, de tolérance, de partage, des vertus du "mieux vivre ensemble", la rédaction du quotidien vient de prendre la décision inexplicable de supprimer sa page taurine du jeudi !! Exit le talent lyrique de Jacques Durand après 25 ans de bons et loyaux services, à distiller sa substantifique prose, à donner un sens, bien au-delà du sujet traité, à l’expression "presse écrite". Aussi, pour que la ligne éditoriale de Libération mérite encore son titre, je propose à tous les lecteurs épris de liberté culturelle de signer cette pétition !!

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24507

17.04.2012

Garlin, 15/04/2012

Garlin.jpgSix novillos de Valdefresno, bien présentés, compliqués dans l'ensemble, excepté le 1er et le 4ème. Le 5ème, impossible.

Sergio Flores, novillero mexicain, fin torero, toucha un premier novillo avec des qualités sensationneelles. Hélas, faible. Flores possède du métier, de la technique, un courage froid et bon goût. Il fut très bien avec, mais ne coupa pas d'oreilles, à cause de l'épée.
Son second possédait une très bonne corne gauche, Flores le torea remarquablement. De noueau, une multitude d'échecs avec la rapière, le privèrent à nouveau d'oreille.
Torero à suivre de prés.

Rafael Cerro, qui est apodéré par le toujours sobre et droit Ortega Cano, coupa une oreille du premier novillo de son lot. Cerro à un remarquable concept de la tauromachie. Il cite avec la "panza de la muleta", poitrine offerte. Et il possède le sens du temple. Il coupe une oreille de son premier opposant.
Le cinquième ne valait rien.

Brandon Campos, jeune mexicain de 17 ans, débutait en novillada piquée. Son premier novillo était quelconque. Campos également.
Son second, haut et fort, se laissa faire. L'aztèque montra envie de bien faire. Il coupa deux oreilles après une faena vibrante et un gros coup d'épée.

Au final, heureusement que les trois toreros du jour possédaient "les papiers" ! Avec des novillos aussi exigeant, beaucoup auraient rendu les armes...

Trois quart d'arènes, météo Ouzbèque.

Caro GIl.

09.04.2012

arles, le 08/04/2012, Apres midi

_1030067.jpgCorrida de Miura dévolus à Francisco Robleño, Javier Castaño et l’arlésien Mehdi Savalli.
Que ça commençait bien ! J’avais déjà pondu ma conclusion à l’issue du deuxième toro, ça donnait à peu près ceci : « Attention, Miura commence à redevenir Miura, et c’est une bonne nouvelle ! » Las ! On repassera ! Les quatre suivants rivaliseront de faiblesse voire pire, de couardise.
Le premier, très haut, très beau (superbe présentation cet après-midi, même si le poids annoncé du cinquième parait un brin exagéré…) pris trois piques de toujours plus loin, sans nécessairement que ses poussées soient spectaculaires, la dernière en étant cité en deçà de la ligne opposée. Francisco Robleño lui administra quelques séries droitières magistrales devant un tel opposant ! Passes liées, templées avec lenteur, avec un engagement sans faille. Idem à gauche où le madrilène mit la jambe avec conviction. Une entière en se jetant dans le berceau aura rapidement raison de son adversaire. Le père Chay s’illustrera à l’usia en refusant l’oreille. Improbable présidence arlésienne qui distribue 11 caramels à la grande kermesse du vendredi et ne sait pas reconnaître une faena ô combien méritoire !! Ridicule.
Le second, magnifique, poussa franchement au cheval, les reins solides, sans violence. Javier Castaño, en intelligent lidiador qu’il est (de bon augure, pour Nîmes) nous offrit un regaton à la troisième rencontre. Au chiffon, Miura II baisse la tête, toujours sans violence. De quoi permettre au diestro de León de travailler par lents derechazos, de près, avant une série de belles naturelles et de finir entre les cornes. Respect ! Une oreille.
C’est à peu près tout ce qu’il y avait à retenir ce soir, avec une exception cependant, les deux excellents tercios de banderilles de Mehdi qui nous régala de son répertoire complet et enflamma par deux fois l’arène malgré être tombé sur le plus mauvais lot et avoir sans doute perdu l’oreille à l’épée sur le sixième.

 Clemenules, revistero mythomane

 

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