09.01.2012

Chicuelettré n°11 !

couv blog.jpgLe chicuelettré nouveau en fichier joint.

Au sommaire, des reportages, des débtas sur l'actualité taurine, des opinions à vous faire partager.

Enfin, ne manquez surtout pas la suite et fin de notre roman-photo à suspense "Drame aux arènes" qui se dénoue dans ce numéro !

A lire ici : Chicuelettré n°11.pdf

Bonne lecture !

19.12.2011

Grande journée du 17 décembre

2011-12-17_23.08.37.jpgLe reportage sur notre grande journée de samedi à lire ici : jalabert.pdf

 

Bonne lecture à tous !

28.09.2011

Barcelone, 25/09/2011

TOMAS.jpgUltime corrida dans une Monumental de Barcelone chargée d’émotion. 6 toros d’El Pilar de caste irrégulière, dévolus à Juan Mora, José Tomas et le local Serafin Marin.

 

Juan Mora retrouva les accents de sa faena madrilène de l’an dernier (pour mémoire, la resena est un peu plus loin dans ce blog) sur son premier adversaire. Lenteur, immobilité, rien ne manquât à la prestation savoureuse du maestro. Séries liées avec grâce, pour un début de faena remarquable. Malheureusement, son adversaire s’éteignit peu à peu et Mora perdit un trophée mérité par maladresse aux aciers. Son second, morne et ennuyeux, lui permit quand même de faire démonstration de son talent, sans malheureusement jamais parvenir à lier les passes. Dommage que sa mise à mort impeccable n’eut pas été administrée à son premier, mais avec des si…

 

Serafin Marin eut le mérite de s’accrocher à ses deux opposants, aux relatives faiblesses, surtout le premier. Une seconde faena méritoire aurait mérité une oreille, et pas cette deuxième trop généreusement distribuée, qui fait statistiquement de sa fanea l’égale de celle de José Tomas ! Or, quand on voit les deux prestations…

 

Car c’est bien le retour du maestro de Galapagar dans sa maison d’adoption qui hantait toutes les têtes ! Et quel retour… Sur le toro le plus brave de l’après-midi, José Tomas prétendit, dans son style épuré et sans même le vouloir, montrer à la terre entière en quoi il avait quelque chose de plus que les autres, tous les autres. Une faena presque exclusivement gauchère, ou les séries de naturelles s’enchaînèrent à la perfection. Difficile de décrire l’amoncellement de splendeur contenues dans ses passes gauchères… A moins d’une overdose d’épithètes plus ou moins heureuses. D’abord, il y a les gestes propres, indépendamment des autres. Avec raideur, mais souplesse, avec présence mais effacement, avec charisme, José Tomas déterre la tauromachie enfouie dans nos rêves, en fait la synthèse, puis la restitue, gracieuse et brillante, légère mais prégnante. Et miracle, chacune des ses offrandes est irrémédiablement unie à l’autre, dans une liaison parfaite, irréelle, mystique. José Tomas enchaîne ses naturelles comme la plupart de ses contemporains ne parviennent à lier leur derechazos… Puis, quelques adornos du plus bel effet (des molinetes d’un goût exquis, à l’exécution parfaite) en clôture. On se demande encore par quel prodige l’usia locale refusa le rabo pourtant plébiscité par une tornade de mouchoirs blancs pendant une dizaine de minutes !

Sur son deuxième opposant, il commença par l’enchaînement de dix véronicas ( !) rématées par une média dantesque ! Dommage que son opposant ne tint pas les promesses entrevues. Le diestro s’employa tout de même à distiller quelques gestes de classe, remarquables d’aisance, sans hélas parvenir à les lier entre eux.

 

Au final, ce sont bien deux corridas historiques que nous ont offert tous les acteurs pour cette dernière émouvante. Car l’événement majeur du week-end reste bien cette interdiction surréaliste, clôturant piteusement plus de cent ans d’histoire taurine à Barcelone. Comme me le faisait très justement remarqué la jeune fille aux yeux verts qui m’accompagna ce week-end, prononçant ces paroles lourdes de vérité : « C’est un peu comme une mère à qui on enlèverait son enfant… »

Clemenules, revistero de gala - Photo : Sophie Canaguier